The Austrasian Goat – Clouds Ov Deconstruction

18 

In stock

SHIPS NOW!
The Austrasian Goat started as a black metal outfit that was meant to be anti-nationalist (and of course anti fascist) but that proved ultimately too taxing a fight to have within the genre’s genetics… but The Austrasian Goat has shed those days and comes back as beautiful and bold, its fur now bruised but gilded.

The Austrasian Goat is Julien Louvet, who has expertly mastered most of our latest releases, channeling his music from Metz, capital of Austrasia.

Bandcamp download available with purchase of this lp

Tracks

The Austrasian Goat – Clouds Ov Deconstruction

here is something different, here is something MORE
no rules, no masters, no gods

The Austrasian Goat started as a black metal outfit that was meant to be anti-nationalist (and of course anti fascist) but that proved ultimately too taxing a fight to have within the genre’s genetics… but The Austrasian Goat has shed those days and comes back as beautiful and bold, its fur now bruised but gilded.

The austrasian goat is Julien Louvet, who has expertly mastered most of our latest releases, channeling his music from Metz, capital of Austrasia.

the austrasian goat

Dans une zone sonore où les ombres dansent, menaçantes et belles, audacieuses, un endroit hors de la vue, où seule l’oreille permet d’embrasser respectueusement la structure qui se dessine, hypnotique, faisant fi de notre présence, ce sont dans ces cathédrales sonores que s’aventure The Austrasian Goat avec courage et détermination.

Le partage d’une expérience dépassant de loin la volonté de séduire, il offre un journal de bord à qui sera à même de le déchiffrer.


On pense au Lovecraftien On Land de Brian Eno, où aux machines de métal et de chair de Inade, au mysticisme de ceux qui ont osé s’aventurer derrière le voile d’Isis. Et ce dès le premier morceau.

Car The Austrasian Goat a affronté ce que d’autre ne percevraient pas, et nous conte ses voyages, au delà du langage et de la conscience, dans cet espace onirique où rien n’est vrai, tout est permis. Il murmure, grogne, ose la folk qui sent la taverne, le drakkar, toujours hanté par un au delà sonore, flirte avec le beau, la peur, les audaces que d’autres fuiraient, et accomplit cette prouesse sonore sur le fil du rasoir, sans que la magie ne s’entaille, se fragilise.


« Et mes fesses, tu les aimes, mes fesses ? » Du folklore païen, paillard, on dépasse la chair, pour la sacraliser, à travers un sample qui peut difficilement ne pas évoquer la chair, le corps, avant de la transmuer, en faire une ostille. N’oublions pas que c’est nue qu’Ishtar atteint le Royaume.
D’un son ancré culturellement, un échantillon de Bardeau avant le déclin et de Godard, on s’échappe à l’oblique, prêt pour la suite du voyage.


Sommes-nous dans un hotel, où chaque chambre enferme une histoire ? We are sitting in a room, où le son se délite avec grâce, effleuré par les murmures inquiétant d’un narrateur, ou un écho d’une scène s’étant déroulée dans le secret de ces quatre murs… Sommes-nous perdus dans le rêve d’un autre ? Les cendres rougeoient encore quand, déjà, il est temps de retourner le disque.

Cueillis dès l’entrée par une mélodie qui fait écho à la face A, à un détail près : après s’être enfoncé dans des réverbérations fantômatique, elle redevient chair sonore, puis s’évanouit pour s’achever dans le silence .
C’est peut-être un détail pour vous mais pour moi, ça dit beaucoup, cette proposition sonore accomplie, ne laissant pas deviner ce qui vient après.


Vinegar, le morceau suivant, après une ouverture inquiétante, laisse la voix non plus à un narrateur, mais à l’auteur, entre aveu et blessure interne.


Et si vous savez la Tarentelle telle qu’on la dansait autrefois, The Goat nous montre celle que l’on danse au delà. Les frottements de corde sont tels une aiguille transperçant le temps, et reliant le cœur et l’éther, avec grâce. On pourrait imaginer Haino et sa vielle à roue (Edit : on m’avait interdit les private jokes, mais bon, l’image s’étant imposée, le compositeur sourira au moins).


Et arrive déjà la fin du disque, dans les ombres de chiens (Shadows of dogs), cerbères vu du coté du réel, adieux déchirants, sur une mélodie simple et triste. Car le temps détruit tout, et ce voyage doit inexorablement avoir une fin.

Ce disque est une réussite, une vraie, entre le dark folk, le néo-classique qu’ont pu nous offrir Les Joyaux de la Princesse ou Regard Extrême (ahh, le voilà, mon point Godwyn!), certains percevront des échos de l’œuvre de The Caretaker et son magnum opus sur les différents stades de la maladie d’Alzheimer.
Et tous auront raison, tous auront tort, car l’essence de cet album se trouve ailleurs, dans les replis d’une âme créative, capable tant de produire que de créer, sans nous laisser bêtement rôder devant le seuil.

Toma Überwenig (Scorpion Violente, Tears of the Electric Horseman, …)

English translation TBA

The Austrasian Goat – Clouds Ov deconstruction

You may also like…