gutsofdarkness january 2011

Scorpion Violente, c’est le nom de groupe que j’aurais aimé inventer. Tout y est : le dérèglement syntaxique en guise de pseudo du flic pourri hors de contrôle, celui qui t’observe derrière ses lunettes aviateur, le jean serré et la moustache virile ; ou bien celui du pimp gay TTBM, le dard dressé, qui te foutra la mandale du siècle parce que t’as pas soulevé assez d’hommes mariés, et tu l’auras bien méritée celle-là, feignant. Ouais, il y a tout ça derrière Scorpion Violente, du sexe marchand, de la tristesse post-coïtale, de la violence gratuite, des mecs qui serrent d’autres mecs parce qu’il faut bien tromper l’etouffante tension d’une nuit trop chaude. Allez, pose ton blouson, mecton, et viens danser avec moi sur la piste souillée de sueur et de sang séché, là où se jaugent les mâles en quête de nouveau territoire, viens me faire vibrer au rythme de tes brusques ondulations, ce soir c’est le Scorpion qui joue, laisse-toi transporter, ça monte en toi, ça te rend plus fort, c’est bien, mais pars pas en bad, hein mecton, reste avec moi surtout, que t’aies conscience de ce qui va se passer… c’est tout ça Scorpion, de la syncope cokée, un son tripé qui pue le vomi de houblon à dix mètres, une main aux ongles douteux, dangereusement insistante, qui n’aurait jamais dû s’égarer dans la moiteur de ton skinny pants. (samedi 15 janvier 2011)

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